Au salon du livre ! Oops à Paris Livre…

Car le nom du salon a changé, il faut le savoir !

J’ai réussi à me libérer le dimanche 20 mars 2016 pour passer 3 heures à Paris livre, seule (Yeah!). Merci pour mon amoureux et merci à moi-même pour m’être extirpée de la torpeur dominicale.

Je me suis surtout attardée chez Glénat, Dargaud, Vent d’Ouest et chez Rue de Sèvres pour les bandes dessinées. J’ai été raisonnable ; j’en ai acheté 6 et, surtout, j’ai discuté avec deux auteurs très sympa, de vrais artistes !

Je précise que mon temps limité m’a poussé à utiliser mon instinct (une petite performance !) Le hasard comme aide précieuse à la découverte !

Avant de passer à la BD, je tiens à vous faire part d’une petite découverte : un livre pour enfant très beau appelé Dans les bois de KIM Jae-hong qui nous fait passer d’un univers hyperréaliste à un univers surréaliste. Les dessins sont doux, très beaux dans de belles déclinaisons de verts. Ma fille de presque 3 ans a adoré !

Chez Glénat, plusieurs styles

Le voleur d’estampes de Camille Moulin-Dupré que j’ai rencontré.

Ce manga a tout de suite attiré mon attention par la beauté du trait qui donne envie de se plonger dans l’univers poétique du Japon de la fin du XIXème siècle.

Camille est très ouvert et passionné. Son blog vaut le coup d’œil, et ses films d’animation sont de vrais petits bijoux. La preuve !

Le voleur et l’estampe from Camille Moulin-Dupré on Vimeo.

Englouti par l’univers du Voleur d’estampes, il œuvre sur le tome 2 tout en participant à des projets collectifs. Entre travail solitaire et rencontres, il faut trouver son propre équilibre ! Comme je le comprends lorsqu’il me dit qu’il est difficile de s’extraire d’un travail qui l’habite : « Je n’arrive pas à suivre un film, j’ai toujours un carnet pour noter une idée, faire un croquis. »

Le roman de Boddah. Comment j’ai tué Kurt Cobain de Nicolas Otéro que j’ai aussi rencontré.

J’ai acheté le livre pour mon frère qui avait aimé Last day de Gus Van Sant et surtout Kurt Cobain : montage of the hecke de Brett Morgen. Il écoutait aussi beaucoup Nirvana « à l’époque » car, ben ouais : « C’est notre génération », comme on se le disait avec Otéro.

Allez, pour le plaisir !

Le dessin est super beau, l’univers (forcément) sombre. Il s’agit d’une adaptation de « Le roman de Boddah » d’Héloîse Gay de Bellissen.

Otéro engage avec moi tout de suite la conversation sur des choses assez franches et profondes (merci pour ça, c’est pas donné à tout le monde !) Il me dit : « Je venais de faire face à deux suicides de proches et j’ai rêvé d’un corps ensanglanté que je regardais, caché derrière une porte. J’ai réalisé plus tard qu’il s’agissait de Kurt Cobain. Et j’ai suivi mon instinct, je fais souvent ça ». Bravo ! Car suivre son instinct, ce n’est pas non plus donné à tout le monde alors WELL DONE Otéro and to be continued…

Mickey’s craziest adventures de Lewis Trondheim et Keramidas.

Pour le fun car j’ai lu et relu les aventures de Donald et là Mickey ET Donald sont ensemble ! Le dessin vintage est super agréable, et je retrouve parfaitement l’univers des aventures comme avant… Car oui, je l’avoue, j’ai voyagé avec Donald comme j’ai voyagé avec Tintin, Lucky Luke et Fripounet&Marisette  -si c’est pas du vintage ça 😉

Chez Dargaud, le plus bio-scientifique

Sur les ailes du monde, AUDUBON par Fabien Grolleau et Jérémie Royer.

Pour le voyage et pour la biographie, une grande mouvance actuelle en BD et romans graphiques dans laquelle je me plonge avec délectation. « Les ornithologues du monde entier connaissent son travail par cœur » sur la quatrième de couv’ a fini de me convaincre après le dessin que je trouve un peu brut et simple. Un western scientifique. Une belle promesse !

Pour les biographies, je trouve très réussi les Catel (seule ou pas) : Kiki de Montparnasse et Olympe de Gouge (avec Bocquet), Ainsi soit Benoîte Groult (seule), Adieu Kharkov (avec Demongeot et Bouilhac). Avec une préférence pour son travail avec Bocquet.

Chez Vent d’ouest, le plus classique

Les damnés de Paris de Michaël Le Galli et Marie Jaffredo.

Dans un tout autre style tant au niveau du trait que de l’histoire. Ici il s’agit de Paris en 1869. « Le Paris fascinant de la fin du XIXe siècle et des grands travaux d’Haussmann ; le Paris des impressionnistes et des écrivains, dont Émile Zola sert de référence à cette histoire ; le Paris des débuts de la photographie avec Nadar. Mais aussi un Paris au bord du gouffre, précédant de peu les événements de la Commune, la guerre et le déclin du Second Empire. »

Le travail des images sur le Paris d’antan donne un univers très agréable.

Chez Rue de Sèvres, le plus trash

Je me suis empressée de le lire : Corps et âme de Matz, Walter Hill et Jeff. Pour tous ceux qui ont aimé le magnifique film choc de Pedro Almodovar LA PIEL QUE HABITO… et pour les curieux. A découvrir… Absolument !

Et vous, des coups de cœur ?

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